Quand nous avons décidé de mettre en place ce blogue, Catherine et moi, nous souhaitions offrir aux femmes une sorte d’appui pour se lancer. Ça peut être se lancer à la conquête d’un nouvel emploi, décider d’acquérir de nouvelles compétences, réaliser un rêve fou, ça peut être se lancer dans l’écriture d’un livre, devenir comédienne, décider de se marier, démarrer son entreprise, perdre du poids, vaincre une dépendance etc. Le monde est infini et il va bien au-delà des étoiles…!

Mais pourquoi les femmes auraient-elles besoin que nous les aidions pour faire ça?

Personnellement, je pense que le complexe de Cendrillon nous a marquées beaucoup plus qu’on veut bien le reconnaître. Cendrillon, vous connaissez? Celle dont la vie pénible a été marquée par le sort magique de la bonne fée qui lui a permis, en quelques secondes, d’avoir accès à l’infini des possibilités. Vite rattrapée par la réalité et le retour brutal en dehors de la magie elle est finalement sauvée de la dure réalité par un prince déterminé à retrouver la douceur des yeux de celle qui l’a chaviré. Cendrillon n’a aucun pouvoir, elle assume courageusement sa situation et c’est une chance inouïe de la vie qui lui permet d’en sortir.

Cette attente de la chance inouïe, cet espoir d’être sauvée et aimée est si profondément ancré en nous!Ceci nous place souvent inconsciemment dans une position où nous nous percevons dans un monde fermé et nous prions pour que la vie nous sourie, pour que la boite s’ouvre et nous donne accès à nos rêves. Pour moi, il s’agit d’une position de survie.

Cendrillon est devenue grande maintenant et elle veut le meilleur de la vie, pour elle-même et pour tous ceux qui sont dans son cœur.

L’art des possibilités exige de se ré-inventer, de sortir de la boite et surtout d’entretenir un état d’esprit de possibilités, l’état du « tout est possible ». Par exemple si je rêve d’écrire un jour mais que, quand j’y pense, je me dis que tout a déjà été dit et que ce sera impossible pour moi d’obtenir de la visibilité dans ce foisonnement de publications et que le jeu n’en vaut pas la chandelle, je me place dans une position de survie.
Cultiver l’art du possible dans cette situation est complètement différent. C’est se dire que je suis un être absolument unique et que ce que j’ai à dire, grâce à l’alchimie de ma vie personnelle, quelque part des personnes attendent que je l’écrive, parce que c’est ma vision, celle-là qui va résonner avec eux et leur parler. C’est une position où le possible est en lien direct avec la place que je me donne dans cette vie. N’est-ce pas que j’ai beaucoup plus envie de sauter et de me lancer dans l’écriture de mon livre si je suis dans cette position?

Dans toutes les situations de la vie, nous avons le choix entre la stratégie de survie, celle qui ne prend pas de risque, et l’art du possible, la stratégie qui fait fondre tous les murs intérieurs qu’on a pu se construire. J’ai le choix entre le monde, vécu comme un jeu de serpents et d’échelle qui fluctue selon les hasards de la vie ou un monde d’abondance, aux infinies possibilités, qui est de mon bord, qui me soutient et m’appuie.

La femme qui ose se lance avec la certitude qu’elle fera la différence. Elle ne sait pas exactement comment ni pourquoi, mais elle sait qu’elle porte sa vision très personnelle et elle veut l’offrir au monde. Elle se donne un A dans ce qu’elle fait plutôt que de suivre la route habituelle du reproche et du blâme au sujet de ce qu’elle n’a pas fait parfaitement.

Son but n’est pas nécessairement le succès et le progrès vers une réussite personnelle et sociale. Son but est d’exprimer et de contribuer à ce que le monde devienne meilleur. Sa vision d’un monde abondant, qui est de son bord, lui permet de s’impliquer joyeusement et avec confiance dans la poursuite de projets ou de buts qui la font rêver, qui lui permettent de rencontrer d’autres personnes qui croient elles-aussi en leurs rêves et de croiser de multiples opportunités qui sont autant de chemin vers la réalisation d’elle-même qu’elle peut choisir, ou pas, c’est elle qui décide.

Elle ne voit pas ses erreurs comme des échecs, elle les voit comme les étapes d’apprentissage qui lui permettent de progresser. Vous êtes-vous déjà demandé combien de fois un musicien, par exemple, pouvait répéter un passage, une note, pour arriver à le livrer parfaitement? Essayez d’y penser la prochaine fois que vous assisterez à un concert.
La pratique est au cœur de tout apprentissage et la vie ne fait pas exception à cette règle. Il faut humblement accepter de pratiquer inlassablement et défaire les murs intérieurs qui nous empêchent de voir le monde des possibles plutôt que le monde de l’impuissance, de l’attente, des limites et de la résistance.

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